Un lexomil pour dormir, ça vous branche ? Aujourd’hui, j’ai décidé de vous raconter un peu ma vie et de vous parler des problèmes de sommeil que j’ai pu rencontrer au cours de mon existence et de mon expérience personnelle des médocs.

lexomil pour dormir

lexomil pour dormir

J’ai connu tout au long de ma vie des problèmes de sommeil je crois. Surtout des problèmes pour m’endormir mais aussi de nombreux réveils au court de la nuit suivies d’angoisses épouvantables.

J’ai commencé par prendre de l’urbanyl occasionnellement, c’était en 1999.

Puis un petit lexomil, juste de temps en temps pour m’endormir un peu plus facilement

Mon médecin m’a ensuite prescrit du xanax parce que c’était « à la mode », puis du rivotril parce que c’était « plus efficace ».

Je commençais à en prendre plus régulièrement, c’était redoutablement efficace effectivement.

Enfin après plusieurs années, puisque mon problème était surtout un problème d’endormissement et que les anxiolytiques ne faisaient plus effet sans que je double les doses, on m’a plutôt orienté vers les hypnotiques :

J’ai adoré l’imovane qui me faisait bien délirer, puis un peu moins le stilnox et le noctamide.

Parrallèlement, je devais me sevrer du rivotril que je continuais de prendre couplé avec du valium pour le sevrage, puis finalement du lysanxia.

On m’a alors sorti qu’il me fallait un traitement de fond pour lutter contre mon anxiété et me sevrer. Il fallait donc un antidépresseur.

J’ai été traité quelques semaines sous effexor, quelques mois sous prozac, plusieurs années sous zoloft…

Et vous savez quoi… j’en oublie ! Ces merdes ont conditionnées mon cerveau de telle sorte que je ne me souviens plus de tout ce que j’ai ingurgité :

Je retrouve des vielles boîtes ou flacons entamés de risperdal, d’anafranyl, theralene, havlane, laroxyl, mogadon, seresta que je ne me souviens par avoir pris !!!

Tous ces médicaments censés réduire mes angoisses et mes insomnies…

Eh bien mes problèmes de sommeil n’ont fait qu’empirer avec le temps et ces médocs et je ne connais pas une seule personne qui a résolu ces problèmes avec ces saloperies.

Oui, sur le moment, sur quelques semaines.

Sur la durée, c’est un véritable cauchemar que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi.

On tombe TRÉS vite dans l’engrenage.

Aucun traitement ne peut réellement « sédater » sur une période de plusieurs semaines, vous allez obligatoirement finir par en augmenter les doses avec les risques que ça comporte et le principal : votre décès.

Pas forcément par overdose.

J’ai connu une personne qui prenait de la mépronizine avec son lexomil pour dormir. Les lendemains étaient difficiles pour elle, elle était inattentive, déconcentrée, complètement ailleurs à tel point qu’un jour, elle s’est faite renversée par un camion. Elle n’est plus de ce monde.

Nous n’aurons jamais la certitude que cet accident était la cause de son traitement ou peut-être d’une dépression. Je pense à elle aujourd’hui…

En tout cas, ces médocs peuvent également faciliter les passages à l’acte.

 

Alors, un petit lexomil pour dormir, ça vous branche toujours ?

Si vous arriver à vous limiter à un anxiolytique juste une fois de temps en temps parce que vous appréhendez terriblement un rendez-vous important par exemple et que vous supportez bien l’anxiolytique, pourquoi pas.  

Mais si cette consommation devient régulière (plus de 2 par semaine), elle vous mènera dans l’impasse, vous ne finirez par ne plus jamais connaître la réelle sensation de sommeil. Elle sera remplacée par celle de l’insupportable dépression.

Il existe des thérapies comportementales et cognitives pour retrouver le sommeil. Elles sont très efficaces. Tournez-vous plutôt vers l’une d’entre elles.

Je vous souhaite une belle journée.