Un sommeil, ça se prépare toute la journée. Ce n’est pas moi qui le dit 😉 c’est Nietzsche. Il disait très exactement :

Il faut savoir veiller tout le jour durant pour pouvoir bien dormir.

 

Je ne vous apprends sans doute pas grand chose. Je suppose que vous mesurez bien les répercussions que nos activité diurnes ont sur notre sommeil. Peut-on espérer un bon sommeil si l’on n’est pas actif et épanoui la journée ? Non.

En partant de ce principe (et d’après une étude réalisée par moi-même ;)), il paraît compliqué qu’un procrastinateur ne connaissent jamais de problèmes la nuit pour rencontrer Morphée.

Comment être actif et de bonne humeur la journée lorsque l’on reporte toujours toutes nos tâches au lendemain ? Et comment s’endormir paisiblement la nuit si notre bureau ressemble à la photo ci-dessus (ça, c’est un bureau top pour nous rappeler l’accumulation des choses qu’il nous reste à faire) ?

 

Je me rends compte qu’accepter les tensions de la journée, les soucis, les problèmes à régler, les démarches pénibles, etc. quelque soit mon état de forme, c’est pourtant quelque chose de primordial. Car si je commence à y songer le soir, je suis assuré de passer une mauvaise nuit.

 

Cet apprentissage n’est pas aisé. Je suis en train de me dire qu’il ne faut plus procrastiner alors que j’ai glandé l’essentielle partie de ma vie. Je suis en train de me dire que dans la vie, il faut… prendre sur soi ! On ne reste pas éternellement sans dormir la nuit si l’on se démène un tant soit peu la journée pendant plusieurs jours.

 

C’est un conseil qui peut paraître complètement terre-à-terre mais je pense que remettre systématiquement au lendemain des choses importantes ou les petites contraintes du quotidien malheureusement inévitables, est plus que néfaste pour le sommeil.

Attention ! Je ne parle pas des choses angoissantes (naturellement pénibles moralement) qui tourmentent notre vie et qu’il faut à tout prix bannir ! Je parle des choses qu’il faudra bien que l’on fasse un jour ou l’autre comme enlever le reste de pizza qui est en train de fossiliser depuis 3 semaines dans le four (profitons-en pour décrasser notre four), ranger ce bureau, emmener notre voiture chez le garagiste, demander gentiment à son voisin d’arrêter de klaxonner le matin pour dire bonjour à tout le quartier, rédiger un courrier important, etc.

Si vous souffrez moralement à l'idée de faire ces choses simples, vous êtes peut-être tout simplement dépressif et cet article ne vous concerne pas, il faut plutôt que vous en parliez à votre médecin.

 

Retrouver le sommeil, c’est comme faire un régime

Vous vous dites probablement que vous ferez votre footing demain quand vous serez plus en forme ?

Vous vous dites que vous allez commander une pizza (encore ?) aujourd’hui parce que vous avez la flemme de sortir la casserole, et ce même si vous avez 10 kilos à perdre ?

Mais est-ce que vous serez plus motivés demain ?

 

Retrouver un sommeil réparateur, c’est comme faire un régime. Sans volonté, on n’obtient jamais de résultats. Et sans résultat, on ne poursuit pas ses efforts.

 

Donc si vous n’aviez qu’une chose à retenir de cet article :

Faites tout ce qu’il vous est raisonnablement possible de faire aujourd’hui… dès aujourd’hui ! Parce que vous ne le ferez pas demain, vous ne le ferez pas avant d’avoir passé plusieurs nuits à ruminer !

 

Certes, en ne procrastinant plus, je ne suis pas arrivé pour autant à dormir convenablement du jour au lendemain.

Mais le jour où me suis aperçu que le sommeil venait à 5h alors qu’il n’avait jamais pointé le bout de son nez avant 7 heures du matin pendant tant d’années, c’était une grande victoire qui a renforcé ma volonté d’en découdre avec ces nuits passées sans dormir.

Comme lorsque l’on perd 2 kilos après une semaine de régime !

 

D’accord, les réveils continuent encore parfois d’être difficilement supportables mais les encouragements de la veille m’incitent toujours à persister dans cette voie. La motivation s’intensifie crescendo.

Je vais aller le voir ce banquier, ouais ouais. Allez, quelques pompes, je me fais une omelette, je règle ces affaires et cette nuit, cette nuit…

Cette nuit-là, j’étais serein.

 

Crédit photo: Joi