Homéopathie + stress ne font pas bon ménage. De moins en moins de gens croient aux vertus de l’homéopathie, cette médecine étant une mascarade aux yeux de la plupart des scientifiques.

Les gens sont de mieux en mieux informés et donc, de moins en moins crédules. Le problème, c’est que l’effet placebo de ces médicaments ne jouent plus leur rôle… Ils deviennent ainsi facteur de stress pour les patients « biens informés » de médecins homéopathes en qui ils avaient pourtant toute confiance. Explications.

 

homéopathie stress

homéopathie stress

Nous sommes nombreux à nous précipiter sur internet pour vérifier les avis que les internautes laissent sur les médicaments que notre médecin nous a prescrit.

Après une ordonnance de médicaments homéopathiques, nous étions rassurés de voir que le médicament agissait chez certaines personnes même s’il n’agissait pas du tout sur certaines autres.

Aujourd’hui, nous savons que les bénéfices ressentis par les patients traités aux médicaments homéopathiques ne sont que les conséquences d’un effet placebo et simplement du temps qui passe et qui soigne bien souvent à lui seul les petits bobos…

 

Malheureusement, cette « crédulité » était nécessaire pour soigner les symptômes de stress mineurs. Nous avalions notre pilule en se disant « ouf, enfin ça va aller ».

Maintenant, nous l’avalons en nous disant que l’homéopathie, ce n’est que de l’eau ou du sucre, que personne n’a jamais réussi a prouver que l’homéopathie avait un effet superieur au placebo.

Ce qui est vrai ! Mais terrible à la fois !

 

L’accès à l’information nous permet de nous améliorer, de nous développer mais balayer nos croyances familières et sécurisantes enclenchent un stress puisque nous sommes obligés de composer avec de nouvelles données, de nouvelles habitudes et de remettre en doute l’honnêteté de notre médecin « homéopathe »*.

Des données bien plus fiables, d’un point de vue objectif, que les précédentes, mais pas forcément rassurantes pour autant !

 

Nos rituels, nos croyances, nous permettaient, au moins occasionnellement, de retrouver la sérénité qui nous manquaient.

Le changement est facteur de stress mais « ne pas prendre les gens pour des cons » est une responsabilité éthique indispensable que tous les médecins devraient prendre en compte, selon moi.

 

Si vous souffrez de stress, vous pouvez continuer de prendre de l’homéopathie si vous avez une totale confiance en votre médecin… Et continuez de penser que les « scientifiques », les « pragmatiques » sont obtus, cela renforcera vos cognitions et l’effet placebo du médicament homéopathique.

L’homéopathie n’étant pas plus risquée que de ne rien prendre, je n’inciterai jamais les gens à ne plus le faire pour lutter contre leur stress. La seule différence, c’est que l’homéopathie coûte plus d’argent qu’un verre d’eau même si ces « médicaments » sont généralement très bon marché (et pour cause ;)).

 

Si vous n’êtes plus convaincu par l’homéopathie et que vous souffrez de stress, je vous donne mon humble avis :

Choisissez un médecin généraliste qui prend le temps de vous écouter (ce que les médecins homéopathes font généralement très bien !), vous allez vous sentir mieux grâce à l’effet placebo de la conversation.

Puis, convenez ensemble du meilleur traitement possible, un traitement conventionnel certes mais qui a fait ses preuves. Des séances de relaxation, un rendez-vous chez un bon thérapeute, voire un traitement à base de plantes…

( Si votre stress ou votre anxiété est insoutenable parce que vous vivez une période très difficile (un deuil par exemple), un médecin saura très bien que seuls une psychothérapie et des médicaments type « anxiolytique » pourront vous soulager rapidement et il conviendra d’un autre rendez-vous pour s’assurer que vous n’abusez pas du traitement qu’il vous a prescrit )

Vous bénéficierez à la fois d’un traitement optimal et adapté dont l’efficacité a été démontrée mais aussi de l’effet placebo apporté par la consultation / conversation !

 

*Attention, les médecins homéopathes ne sont pas « malhonnêtes » à proprement parler puisque les placebos qu’ils prescrivent soulagent souvent les personnes « qui y croient », et c’est bien là, le but premier d’une bonne ordonnance.