15 siesteurs pris en flagrant délit de péché de dormance outrancière en journée

Pourquoi pas de sieste (quand on souffre d’insomnie) ?

Le mot « sieste » recouvre des concepts très différents selon l’horaire, la durée et les circonstances de l’épisode de sommeil.

sieste

En l’absence de connaissances somnologiques, chacun ayant des besoins et des apports de sommeil très différents et chacun voyant, ici plus qu’ailleurs, « midi à sa porte », comment répondre à la question : Sieste ou pas sieste ?

La sieste est un « somnicament » puissant – mais à double tranchant – qu’il faut savoir manier avec précaution car le besoin de dormir en début d’après-midi est naturel pour certains mais anormal chez d’autres. Même si elle est salutaire, la pratique de la sieste ne doit pas contribuer à masquer une somnolence pathologique.

Le besoin excessif de sieste dans la journée doit avant tout conduire à s’interroger sur son rythme de vie : « On met en avant l’intérêt de la sieste dans les sociétés qui ne dorment jamais ».

Cet épisode intentionnel de sommeil possède des vertus bienfaisantes connues depuis le début de l’humanité. C’est donc un sommeil qui soigneTout comme n’importe quel médicament, ce « somnicament » n’a pas la même valeur : 

– selon qu’il est administré à petites doses rapprochées (15 minutes toutes les 2 heures comme chez certains navigateurs solitaires),

– ou au contraire « à la demande »,

– ou à « forte dose » et même parfois à « dose massive », comme le font volontiers les adolescents le dimanche.

 

  • La sieste est plus régulièrement pratiquée dans les pays chauds, aux heures les plus brûlantes de la journée, quand le soleil est au zénith et parce que les habitants se lèvent tôt (« Quand la terre bronze, les hommes n’ont qu’à faire la sieste » dit le proverbe tunisien).
  • De par le décalage des heures du repas du soir, beaucoup de gens en Espagne se couchent tard et se lèvent tôt et doivent compenser leur dette de sommeil par une sieste.
  • De par leurs obligations professionnelles, nombreux sont les agriculteurs et encore plus nombreux les éleveurs qui font la sieste pour « tenir le coup » en été.
  • Selon de récents sondages en France, beaucoup de gens reconnaissent accorder peu de temps au sommeil nocturne.
  • Le manque chronique de sommeil se traduit par une réapparition du besoin de faire la sieste.
    « EN CAS DE DOUTE, NE PAS HÉSITER À DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN. »
  • En condition expérimentale de déficit de sommeil, la sieste a fait la preuve de son extrême efficacité.
    LA SIESTE EST DONC RECOMMANDÉE POUR RESTAURER LA VIGILANCE ET COMPENSER UNE DETTE DE SOMMEIL OCCASIONNELLE.
  • Par contre, elle ne doit pas contribuer à compenser (ou à masquer) une somnolence excessive pathologique, et ainsi, à en retarder le diagnostic : les ronfleurs pathologiques, par exemple, qui souffrent de somnolence diurne excessive, considèrent à tort que leur besoin de sieste est normal.
  • Par ailleurs, la sieste est une contre-indication formelle à l’insomnie. La contre-indication de la sieste dans un contexte d’insomnie se justifie notamment par la « puissance » de la sieste.
  • Chez la majorité des sujets insomniaques, on note une forte tendance clinophile vers 18h-20h et/ou le matin quand c’est possible. Le sujet qui souffre de fatigue (mais non pas de somnolence) essaye de se « reposer », même s’il ne dort pas.
    En « somnicologie », ce type de « pseudo-sieste », souvent considérée à tort comme bienfaisante, doit être systématiquement dépistée et proscrite.

 

Le traitement de la fatigue repose sur l’utilisation des somnicaments qui stimulent l’éveil (lumière, activité physique, repas, etc…), car la réduction de l’activité durant la journée (même sans dormir), peut s’avérer très nocive pour l’efficacité du sommeil nocturne.

Article de Mathilde dont je ne retrouve plus le blog !!!!!!! Merci à elle de se manifester !